The Ramen Says Piah.

26 novembre 2009

2046. -Wong Kar-Wai-

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Just saw it.

L'image est merveilleuse. La qualité, les couleurs, sont fabuleuses.
L'histoire, que dire. Il manque quelque chose. Un tout petit quelque chose.
Je préfère l'histoire de l'ouvrage à celle du film à proprement parler ; la réalité est parfois trop.. non.
La musique est sublimement choisie.
Certaines scènes m'ont émues aux larmes. Le tout début, l'histoire du secret. Le moment où on voit la jeune fille du patron rennoncer, en silence, les yeux un peu rougis. Le moment où le jeune homme du train décide de rennoncer à elle, l'androïde à sentiments décalés. Principalement cette dernière, d'ailleurs.
Certains plans, aussi, dégagent une émotion fabuleuse. Norma en fond pour la plupart, et... Brr.
Il ne rentre pas dans le rang serré de mes films favoris. Il lui manque ce petit quelque chose, présent dans In the Mood for Love, absent ici. Mais il pourrait, ne serait-ce que pour la qualité esthétique sublime de ce film... qui est parfois un peu de trop. Mais chut.
Aussi, 2h04.. Peut-être un peu long, peut-être. On les sent passer, c'est là le plus dommage.

Un joli bonus pour la ravissante Faye Wong, tout de même. En tant qu'androïde, elle est définitivement charmante.
Et pour la musique, qui est définitivement géniale.

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Coffee & Cigarettes. -Jim Jarmusch-

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Et c'est autour d'un café, pour une fois noir, et d'une cigarette, justement, que je commente ceci.
J'adore.
Il y avait bien longtemps que le dvd me guettait, mais je n'avais jamais pris le temps de le voir-- c'est chose faite.
Et j'adore.
C'est doux, calme. Des tranches, un peu ; pas de vie, certes. Des tranches du quotidien, soigneusement choisies.
Le motif récurrent des carreaux, les acteurs, fabuleux dans leurs propres rôles.
Absurde, parfois, but it's because caffeine causes serious delirium.
Les petites phrases qui reviennent, aussi.
La qualité de l'image, les plans, longs, pas trop, même courts, des fois.
J'adore.
Que dire à part ça ?
Un visionnage plus intensif, plus attentif, ferait sans doute que moins de détails s'échappent loin de moi. Mais une prochaine fois.
Mais j'adore.
Certains acteurs, des visages ; leurs 'gueules', sont inoubliables. L'expression très... naturelle, d'un peu tout, ou faussée, volontairement.
Je suis définitivement incapable de faire une critique décente et correcte de quoi que ce soit...
Mais j'adore.

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20 novembre 2009

La Florence des Médicis. -Auguste Bailly-

Dans une écriture claire, sans trop de fioritures, Auguste Bailly (qui, je l'ai appris récemment, était le professeur de littérature de mon grand-père lorsqu'il était en 4e, soit en 1929.. Le monde est petit.) expose ici Florence & son apothéose sous le "règne" des Médicis, ou plus précisément de Cosme de Médicis, puis de Laurent de Médicis.
La lecture est facile, l'Histoire passionante. Le style est simple, plus romancé qu'historique, et c'est principalement  cela qui est si plaisant. On est loin de l'aspect rébarbatif que peut avoir tout livre traitant d'Histoire à cause d'un trop plein de détails, de dates, etc. Véritablement plaisant, passionnant même : la période considérée l'est, en tout cas. Les seuls défauts de cet ouvrage seraient peut-être l'un peu long chapitre sur les poésies de Laurent le Magnifique, qui, pourtant nécessaire pour comprendre un peu plus le personnage, s'allonge en descriptions & citations dont on (je) n'a que faire. La poésie champêtre, merci, mais non. Ensuite, l'arrêt un peu trop brusque à la mort de Laurent ; un chapitre supplémentaire portant sur Savonarole & ce que lui a permis sur Florence la mort du Médicis aurait été le bienvenu. Mais le livre respectant totalement son sujet, je vais me taire sur ce point.

Bref, voilà. Like, approved, tout.

Un seul défaut que j'oubliais. Ce genre de livre n'étant apparemment pas rééditer, on ne peut pas vraiment parler de facilités pour l'acquérir ; a moins d'une transaction avec un marchand suspect et virtuel, au prix d'un demi-bras en plus de cela. C'est pénible.
Je négocie actuellement l'achat de l'exemplaire du cdi~ 

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12 octobre 2009

Neige de Printemps. -Yukio Mishima-

Au milieu d'un désert de neige incolore et informe dans le tumulte de sa passion, ne sachant ni comment il s'était embarqué pour cette traversée, ni comment elle pourrait finir, l'ardent éclat de ce bijou avait été comme la pointe du compas.



Troisième fois que je lis ce premier tome de La Mer de Fertilité, tétralogie de Misima.
Troisième fois déjà, même si à chaque nouvelle lecture, je reste aussi subjuguée qu'à la première.
Troisième fois seulement, aussi. Même si je me souviens, une ou deux années après ma dernière lecture, de ces longues descriptions de la neige et de l'hiver, et des descriptions typiques de Mishima du beau Kiyoaki, tant de détails ne me sont revenus en tête qu'à leur relecture, et finalement, il ne m'étonne pas tant que ça de me retrouvée "aussi subjuguée qu'à la première" lecture.

Il ne me restait de l'œuvre que l'invariable sentiment d'une poésie parfaite. Mais à la manière des Amours Interdites, j'avais occulté des centaines de phrases, et n'avais vraiment conservé que le sentiment global de l'ouvrage. 
Et même là, au moment précis où j'écris ceci, il ne me reste guère plus que la vision de ce jeune éphèbe enfiévré, cheminant sous la neige une dernière fois. Je ne l'ai pourtant achevé que quelques petites heures auparavant, mais c'est ainsi. Seule l'impression globale de ce roman subsiste en mon cœur.
Les tremblements m'ont saisie encore une fois à la dernière phrase, la toute dernière. Et puis à ce "J'ai eu un rêve. On se reverra, je le sais. Sous la cascade.", également. Mishima, ou l'Art des fins parfaites.

Mais que dire d'autre ? J'ai trop peur de ruiner une telle perfection par des mots imprécis. 
Cet ouvrage est parfait, sous tous les angles. La Beauté paisible, et toute cette neige. Ce fut l'une de mes plus grandes rencontres littéraires.

Il ne me reste maintenant plus qu'à entamer le second volume de cette Mer, dont je ne me souviens plus. 

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04 octobre 2009

La Course au Mouton Sauvage. -H.Murakami-

Quand j'eus vidé mes bières, je lançai de toutes mes forces les deux boîtes vides en direction des terrains qui s'étaient substitués à la mer. elles disparurent, englouties par l'océan d'herbes qui ondulaient sous le vent. J'allumai alors une cigarette. 
          J'étais en train de la finir quand je vis quelqu'un muni d'une lampe de poche marcher lentement à ma rencontre. C'était un homme d'une quarantaine d'années, vêtu d'une chemise grise, d'un pantalon gris et coiffé d'un chapeau gris. Sans doute un employé de la surveillance des aménagements.
          « Vous avez lancé quelque chose tout à l'heure, n'est-ce pas ? dit-il, debout à mes côtés.
          - En effet, dis-je.
          - Qu'est-ce que vous avez lancé ?
          - Quelque chose de rond, en métal et portant un couvercle », dis-je. 
          Le gardien était quelque peu désarçonné.
          « Pourquoi avez-vous fait ça ? 
          - Sans aucune raison. Ça fait douze ans, sans interruption, que je les balance comme ça. Un jour, j'en ai même lancé une demi-douzaine d'afilée, et personne n'a jamais rien dit.
          - Ça, c'est du passé. fit le gardien. Ce terrain appartient aujourd'hui à la municipalité, et il est interdit de jeter des ordures sans autorisation sur un terrain municipal ! » 
          Je restai muet quelques instants. Je ne sais quoi trembla un moment en moi, puis cela cessa. 
          « Le vrai problème, dis-je, c'est que ce que vous dites a un sens. 
          - C'est ce que dit le règlement», dit l'homme. 
          Je sortis mes cigarettes de ma poche en soupirant.
          « Qu'est-ce qu'on va faire ?
          - Je ne vais tout de même pas vous demander d'aller ramasser ce que vous avez jeté. Il fait noir et il commence même à pleuvoir. Alors, ne recommencez-plus.
          - Je recommencerai plus, dis-je. Bonne nuit.
          - Bonne nuit », fit le gardien et il s'en alla.
 

 

Alors, voilà. 

J'ai commencé La Course au Mouton Sauvage sans être trop convaincue par ses premiers chapitres. Mon édition de plus ne comportait pas de résumé, et je ne savais absolument pas de quoi il parlait ; je ne l'avais emprunté que sous conseil de quelqu'un, sans trop chercher à en savoir plus.

Mais l'on avance, et l'on se retrouve happé sans trop savoir comment dans l'univers de banalité chamboulée du personnage sans nom. On lit la suite sans se presser, en ne manifestement qu'un vague étonnement à chaque nouvelle intervention de l'absurde au milieu du commun. Peut-être est-ce le style du livre qui veut ça, le style d'écriture, qui fait passer pour on ne peut plus naturels des évènements totalement irréels. Quand l'homme-mouton débarque dans la maison, on ne ressent pas de surprise. A peine se dit-on "Tiens donc", en même temps que le héros.


Et au final, je n'ai pu qu'aimer. Tout y est d'une platitude extrême, mais d'une platitude passionnante ; d'une platitude reposante. 

Je conseille : mais beaucoup n'aimeront sans doute pas. Ils auront tort.  

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Pourquoi ?

Pour un peu tout, sans doute. 

Cela fait longtemps que je voulais écrire quelque part les récits de mes lectures ou autres loisirs ; je suppose que cela sera chose faite si je me décide à remplir ce blog, qui deviendra un immense foutoir.
Je l'espère.


Enfin, voila.

Ce sera random & subjectif ; il ne faut pas s'attendre à autre chose de ma part.


Sur ce. ;) 

Posté par ramen à 16:12 - Commentaires [0]
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